Aujourd'hui, pas de dessin.
Je vais simplement une fois de plus me plaindre, avec l'espoir
d'une exorcisation par l'écriture.
Comme certains savent, je suis désormais en ATI (\o/ ouééééééé).
S'ouvre donc à moi un avenir radieux, fait de 3D, de fun à tous les
étages et de gens sympatiques.
Mais c'est sans compter sur mon putain de cerveau et ces putains
de glandes qui provoquent ce manifique sentiment : l'anxiété.
Je n'en suis (heureusement) pas à un niveau pathologique (enfin,
il n'y a personne d'assez qualifié dans mon entourage pour le
juger), mais ça me pourrie la vie dans des situations comme celle
que je vis actuellement.
Comme certains savent, je suis un bisounours. Je veux être
copain \o/ avec tout le monde. Mais je suis aussi un timide
maladif, phénomène inversement proportionnel au pourcentage de gens
connus dans l'assistance. j'ai tendance à "écraser" les gens que je
ne connais pas quand la proportion de gens connus est la plus
forte. Ca n'est pas sans lien avec ce qui précède et ce qui suit
(forme de vengeance autosatisfactionnelle).
Cette année, je ne connais, à proprement parler, personne.
J'essaie donc de m'intégrer, mais avec quelques réserves qui font
que je garde des distances parfois éxagérées. Celles-ci se
traduisent par un comportement artificiel : un humour parfois
inapproprié, une incapacité à engager la parole (je ne connais pas
la personne, comment voulez vous que je sache de quoi je peux
discuter avec), et d'autres trucs plus ou moins stupides (du moins
dans mon esprit).
J'ai dés lors le sentiment d'être ridicule, ce qui se transforme
en véritable paranoïa où je suis convaincu de passer pour un
outsider et que l'on se moque de moi. Là, vous aurez compris que
mon esprit vient de rentrer un 720 ollie kickflip backside. En ce
moment même il me souffle que je continue de m'enfoncer et d'être
la risée de la promo.
A partir de ce moment, le cercle vicieux se met en place. Je ne
connais personne, donc je panique, donc je n'arrive pas à
m'intégrer. Oui, c'est stupide, bancal et refctifiable avec un peu
de volonté, mais dites ça à la partie sombre, tordue et inopérante
de mon cerveau (il y a une référence cachée ici).
Ajoutez à ça la frustration d'avoir passé la semaine à des cours
d'initiations à des logiciels déjà connus et la peur de s'éloigner
de médias comme la bande dessinée... et vous avez une idée assez
globale de comment je me sens.
Là où ça devient grave, c'est que dés lors, mes gestes
deviennent imprécis, au point de me rendre incapable de
dessiner.
Conclusion :
Vivement le premier salaire que je m'offre un psy.